Oublier une lampe frontale ou sous-estimer la quantité d’eau figure parmi les erreurs les plus fréquentes lors des préparatifs pour Gorropu. Certains marcheurs expérimentés recommandent de doubler les réserves d’énergie alimentaire, alors que d’autres misent sur la réduction maximale du poids pour franchir les passages escarpés. La réglementation locale impose aussi des équipements spécifiques rarement requis ailleurs en Sardaigne.
Le choix du matériel dépend de l’itinéraire retenu, du niveau de difficulté, et des conditions météorologiques, parfois changeantes même en plein été. Adapter son sac devient essentiel pour garantir sécurité, confort et autonomie sur l’un des parcours les plus exigeants de l’île.
Randonnée en Sardaigne : quels sont les itinéraires incontournables autour des gorges de Gorropu ?
À l’est de la Sardaigne, le canyon Gorropu dresse ses parois abruptes dans le massif du Supramonte. Ici, la roche blanche se fait monument, défiant le ciel sur près de 500 mètres. Les passionnés affluent, attirés par la rudesse et la beauté brute des falaises calcaires. Plusieurs chemins traversent cette enclave préservée, chacun dévoilant une facette singulière de ce site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Pour s’y retrouver, voici un aperçu des principaux itinéraires qui attirent les randonneurs autour de Gorropu :
- Le sentier de l’hôtel Silana : il sillonne le maquis et rejoint l’entrée du canyon en moins de deux heures. Un itinéraire direct, parfait pour une première découverte.
- Depuis Sa Barva : le parcours suit le fil du Flumineddu, alternant passages sous couvert forestier et larges zones minérales. Les amateurs d’observation y croisent souvent des mouflons ou des rapaces.
- Le Selvaggio Blu : cette traversée légendaire relie Cala Gonone à Santa Maria Navarrese. Certains segments, réservés aux plus aguerris, frôlent Gorropu et dévoilent des panoramas grandioses sur le golfe d’Orosei et la Costa Verde.
Pour ceux qui cherchent l’exception, le sentier vers le village nuragique de Tiscali réserve un voyage hors du temps, accessible uniquement par le cœur du maquis et une doline cachée. Plus au sud, la balade jusqu’à Cala Luna séduit par son contraste entre végétation méditerranéenne et plages secrètes. Quant au Supramonte, il offre ses crêtes arides et ses vallées étroites, terrain idéal pour ceux qui chérissent la solitude et le calme.
Chaque itinéraire autour de Gorropu impose ses propres règles : passages techniques, dénivelés soutenus, absence d’eau sur de longs tronçons. Organiser son sac devient un art, pour profiter pleinement de cette Sardaigne sauvage sans mauvaise surprise.
Tout ce qu’il faut savoir pour préparer son sac sans rien oublier : conseils pratiques, équipements et astuces locales
Le choix du sac à dos fait toute la différence : il doit être assez grand pour tout contenir, mais pas au point de devenir un boulet. Un volume de 30 à 40 litres suffit amplement pour une journée sur les sentiers de Gorropu. Misez sur un modèle bien ajusté, équipé de sangles de compression et d’un dos ventilé. L’humidité ne pardonne pas : glissez à l’intérieur un sac étanche ou imperméable, précieux lors des traversées du Flumineddu ou si le ciel se fait menaçant.
Voici les indispensables à glisser dans votre sac avant de partir :
- Une carte IGN ou un GPS de randonnée : le balisage est souvent absent dès que l’on quitte les sentiers les plus fréquentés.
- Pour l’eau, prévoyez au moins 2 litres par personne. Les points d’eau sont rares, surtout dans le massif du Supramonte.
- Un filtre portable ou des pastilles purifiantes : une sécurité en cas de panne sèche.
Côté alimentation, soyez pragmatique. Privilégiez les aliments qui tiennent la route et qui tiennent dans la poche : fruits secs, barres céréales, fromage sarde affiné. N’oubliez pas une trousse de secours complète, des pansements, une couverture de survie et un sifflet, ces petits détails peuvent éviter bien des tracas si un imprévu survient.
Pour les vêtements, la superposition reste la stratégie la plus fiable : t-shirt technique, polaire légère, coupe-vent, chapeau ou casquette selon la météo. Les chaussures de marche doivent être solides, capables d’encaisser les pierriers du canyon. Mettez également une lampe frontale dans la poche supérieure du sac, au cas où la randonnée se prolonge. Les connaisseurs recommandent parfois d’emporter un duffle bag ou un sac en coton pour le bivouac, ainsi qu’un sursac pour garder le sac de couchage au sec à l’aube.
Préparer son sac pour Gorropu, c’est accepter de composer avec l’imprévu, d’anticiper les imprécisions de la météo et de miser sur l’autonomie. Chaque détail compte, de la petite trousse médicale au choix du coupe-vent. Une fois sur place, face aux parois monumentales et au silence du canyon, il ne reste plus qu’à marcher, léger, prêt, et pleinement présent à l’instant. Qui sait ce que la prochaine courbe du sentier réserve ?


